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BORDEL DE MERDE.



Et puis putain.

# Posté le mardi 30 juin 2009 04:54

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_________Moi aussi je veux vendre du rêve. Je veux un accès direct sur l'esprit du monde entier, que les gens ouvrent leur esprit, qu'ils apprennent le sens du mot différence, et qu'au passage de mon oeuvre ils se sentent comme transformés. Dans l'idéal, je veux changer le monde et sa façon de consommer, de gaspiller, de cracher sur l'idée d'égalité. Je veux être une sorte de héros de la nouvelle société, au courant de tout, toujours, partout. Je veux que les gamines me prennent comme exemple, plutôt que des nanas qui balancent leur cul sur un plasma format 4/3. Non je ne prétend valoir plus qu'elles, je dis seulement être beaucoup mieux. Je veux courir partout à en perdre haleine, à ne plus avoir une minute à moi, à en pourir ma vie personnelle. Dans l'idéal, je veux qu'à ma mort on parle de moi comme d'un "tournant pour notre société".
Ouais, je veux faire de la pub, mais à ma manière.




"Tout est provisoire, l'amour, l'art, la planête Terre, vous, moi. Surtout moi."
_________________________________________________________________99Francs.


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# Posté le lundi 25 mai 2009 16:55

Dés en bulles ?_____

Dés en bulles ?_____
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Qu'il est
loin,



Le temps,





Des anneaux de Pluton.







_________Je traverse ma maison aux murs de verre les yeux clos, mais le soleil transperce mes paupières d'un bleu pomme larmoyant. Depuis combien est-ce que je tourne en octogone ? Deux jours ? Six ans ? J'ai perdu la notion du temps. Une abeille passe, à dos d'hippocampe, et j'enjambe mon monocycle pour atteindre le frigo. Un scorpion s'est mordu la queue, il est mort, c'est si con que, moi, je m'en mord les doigts. Ils ont un goût de formol, ce doit être les restes de la girafe d'hier soir. Ces petits poids, quelle infamie... Je craque une allumette, j'ouvre la porte de mon garde-manger. Hm, plus vraiment de place entre la tête de moine et le tabouret à trois pieds. J'en dévisse un, et le croque à pleines molaires. Elle tombent et se brisent sur la moquette trop piquante. Aux grands moyens les grands maux, je déboutonne mon gilet et tire sur mon nombril. La trappe s'ouvre, j'y enfile ce qu'il reste du pied en mousse. On se nourrit comme on peu. J'ai perdu mon monocycle, mon gros orteil l'a mangé. Je siffle dans un canard, mon ornithorynque s'empresse. Accroché à ses sourcils, je me dirige vers la salle de bain. J'allume le gaz, il faut attendre la bonne température, c'est ennuyant mais on s'y fait. Mon squelette tourne de l'½il, le tabouret n'était pas frais. Le gaz fait tomber mes cheveux, qui repoussent instantanément sur mon aine. La chaîne stéréo crache de telles horreurs que mon nez me fait souffrir. Ma glotte me frotte l'intestins, je sens que je vais faire un malaise. Noyé dans du jus de goyave, tout me semble soudain dérisoire. Et voilà que mon estomac se met au chant grégorien... J'enfouis ma main dans ma cuisse gauche, pour en sortir mon c½ur, battant à plein régime. Il est si bouillant que je m'en glace les poignets. Me voilà dans un beau pétrin. Je me lève avec difficulté, j'aimerais sentir pour une dernière fois la douceur d'un carreau de bataille navale. Mais ma faiblesse est trop grande, mon c½ur flotte entre les anneaux de pluton, et je sens mon esprit s'évader, lentement. Je décroche mon téléphone, sa stridente mélodie me berce. Et voilà que je comprend le sens de mon existence, dommage que ce soit au moment de la quitter. J'ouvre ma bouche pleine de mousse à raser, et hurle un dernier souffle. Ma mémoire à percé mes tympan, elle coule le long de mes lobes. Au final, ma traque à l'utopie aura été vaine, je n'ai même pas eu le temps de remercier le facteur.
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# Posté le jeudi 23 avril 2009 16:22

Modifié le jeudi 23 avril 2009 16:38

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" Pourtant Roxane, ta vie est faite de rencontres providentielles..."




Oui, et après ?
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# Posté le mardi 21 avril 2009 15:25

Have you got a [...]_

 Have you got a [...]_
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__________I steal your time.










____Il faut enrivon 230 kilos pour écraser un crâne mais les émotions, elles, sont bien plus fragiles. J'étais devenue insomniaque. Je disposais maintenant de 8h en plus, chaque jour. Un quart de vie. J'ai pris le car, sans destination précise - le paysage changeait lentement, accroché aux dernières heures du jour - avant de m'abandonner à une nouvelle nuit blanche. J'ai lu tous les livres que j'espérais lire un jour et relu mes préférés. J'ai appris des paroles de films par coeur, et ai petit à petit oublié ce qu'était un rêve. Je n'avais pas dormi depuis deux semaines, ma notion du temps était complètement était perturbée. Je passais aisément de l'imaginaire au réel. Du passé au présent. Le temps se mettait à vaciller. Contrôler le temps n'est pas une science, au contraire, comme tout art c'est subjectif. Ma technique pour accélérer le temps ? J'imagine l'opposé. Dans ma tête il se fige. J'imagine la vie immobile. Dans ce monde en mode pause je déambule tranquillement, alors que personne ne sait que le temps s'est arrêté. Dans un monde en suspens, il devient facile de sentir la beauté. A l'avoir figée devant soi, prisonnière, inconsciente d'elle même, on semble alors soudainement tout comprendre.
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# Posté le lundi 20 avril 2009 14:45

Modifié le lundi 25 mai 2009 17:00